Ce qui influence le choix
- Perméabilité du sol mesurée sur site
- Place disponible pour l’installation
- Morphologie, pente et accès au terrain
- Contraintes environnementales
- Nombre de pièces principales
- Réglementation communale et prescriptions du SPANC
Une filière ANC classique associe généralement une fosse toutes eaux à un traitement par le sol en place ou par un sol reconstitué : tranchées d’épandage, filtre à sable ou lit d’épandage…
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Une filière ANC classique correspond à une solution d’assainissement non collectif utilisant généralement une fosse toutes eaux, puis un traitement par le sol naturel ou par un massif filtrant reconstitué.
En 30 secondes : la filière ANC classique repose sur un prétraitement des eaux usées domestiques par fosse toutes eaux, puis sur un traitement et une dispersion par tranchées d’épandage, filtre à sable ou lit d’épandage, selon les caractéristiques du terrain.
Traiter les eaux usées domestiques d’une habitation non raccordée au réseau public, en utilisant le sol ou un sol reconstitué comme support d’épuration et/ou de dispersion.
Lorsque la parcelle dispose d’une surface suffisante, d’une perméabilité compatible, d’une pente maîtrisable et de distances réglementaires acceptables.
La filière comprend généralement une fosse toutes eaux, une ventilation, un préfiltre, un réseau de répartition et un dispositif d’épandage ou de filtration.
Le choix de la filière doit être cohérent avec l’étude ANC, les règles locales et les attentes du SPANC chargé du contrôle de l’assainissement non collectif.
Le dimensionnement et la mise en œuvre des filières d’assainissement non collectif doivent être appréciés au regard des règles techniques applicables, du NF DTU 64.1, des arrêtés relatifs à l’assainissement non collectif, du règlement local et du contrôle du SPANC.
Le SPANC instruit le projet, vérifie la cohérence de la solution proposée, les conditions d’implantation, les distances aux ouvrages et le respect du règlement local.
Le prétraitement est la première étape de la filière ANC classique. Il prépare les eaux usées avant leur traitement par le sol naturel ou par un massif filtrant.
La fosse toutes eaux reçoit l’ensemble des eaux usées domestiques : eaux-vannes et eaux ménagères. Elle permet une décantation, une liquéfaction partielle des matières polluantes, la rétention des solides et des flottants avant traitement secondaire.
Le préfiltre retient les particules solides susceptibles de s’échapper de la fosse toutes eaux. Il limite le risque de colmatage des tranchées d’épandage, du filtre à sable ou du lit d’épandage.
Le bac à graisse peut être nécessaire pour retenir les graisses, huiles et matières solides issues des eaux ménagères lorsque la configuration du projet le justifie.
Après la fosse toutes eaux, les eaux prétraitées sont dirigées vers un dispositif permettant leur épuration et/ou leur dispersion. Le choix dépend principalement du sol, de la perméabilité, de la pente et de la surface disponible.
Principe : Répartition des eaux prétraitées dans des tranchées peu profondes. Le sol sert d’épurateur naturel et de moyen dispersant.
Quand l’envisager ? : Sol suffisamment perméable, surface disponible et contraintes d’implantation compatibles.
Points de vigilance : Distances réglementaires, pente, colmatage, homogénéité du sol, accès chantier.
Principe : Traitement par un massif filtrant reconstitué, souvent avec sable siliceux, lorsque le sol naturel est défavorable.
Quand l’envisager ? : Sol peu favorable, rocher proche, perméabilité insuffisante ou besoin d’un sol reconstitué.
Points de vigilance : Évacuation des eaux traitées, emprise, entretien, rejet éventuel, validation SPANC.
Principe : Dispersion des eaux prétraitées sur une surface plus large lorsque les tranchées ne sont pas adaptées.
Quand l’envisager ? : Sol favorable, surface disponible et répartition possible des effluents.
Points de vigilance : Emprise importante, saturation, pente, homogénéité du sol, distances aux ouvrages.
Une filière classique doit respecter des distances d’implantation et des contraintes sanitaires. Ces distances doivent être confirmées selon le règlement local, le SPANC compétent et la configuration de la parcelle.
Les dispositifs d’épandage sont généralement implantés à distance des habitations, ouvrages enterrés, murs, terrasses et zones de circulation afin de limiter les risques d’interaction.
La proximité des limites de propriété, arbres de haute tige, captages et installations d’eau doit être vérifiée. Ces contraintes peuvent limiter fortement l’emprise réellement disponible.
La pente, les restanques, les talus, la roche, l’accès des engins et la stabilité des terrassements influencent la faisabilité d’une solution classique.
Une filière classique peut être pertinente lorsque le terrain permet l’infiltration ou lorsqu’un traitement par sol reconstitué est compatible avec l’emprise disponible.
La filière classique n’est pas adaptée à toutes les parcelles. Certains contextes peuvent nécessiter une solution plus compacte ou une autre orientation technique.
Une perméabilité trop faible, trop forte ou hétérogène peut rendre l’épandage difficile ou limiter l’efficacité du traitement par le sol.
Une nappe proche, un sol saturé ou des traces d’hydromorphie peuvent réduire la capacité du terrain à recevoir les eaux traitées.
Les tranchées, lits d’épandage et filtres à sable nécessitent une surface disponible et des distances d’implantation compatibles.
Les eaux pluviales ne doivent pas être raccordées à l’installation d’assainissement non collectif. Une filière classique est destinée au traitement des eaux usées domestiques, pas aux eaux de toiture, de ruissellement ou de drainage.
L’arrivée d’eaux pluviales dans la fosse ou dans le dispositif d’épandage peut provoquer une surcharge hydraulique, perturber le traitement, favoriser le colmatage ou saturer le terrain.
Lorsque le projet nécessite une gestion spécifique des eaux de toiture ou de ruissellement, une étude eaux pluviales peut être réalisée séparément de l’étude ANC.
Les schémas ci-dessous sont informatifs. La solution réellement retenue dépend de l’étude de sol, des contraintes de la parcelle, des règles locales et du contrôle du SPANC.


L’étude de sol ANC permet d’identifier les caractéristiques du terrain et d’orienter le choix de la filière d’assainissement non collectif compatible avec le projet.
Azur Géo Logic intervient pour les études d’assainissement non collectif dans le 06, le 83 et le 04, selon les accès, les contraintes de terrain et la nature du projet.
Études ANC autour de Vence, Nice, Antibes, Cannes, Grasse, Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, Mougins, Valbonne et Mandelieu-la-Napoule.
Interventions notamment à Fréjus, Saint-Raphaël, Roquebrune-sur-Argens, Puget-sur-Argens, Les Adrets-de-l’Estérel, Fayence, Montauroux, Callian et Draguignan.
Interventions possibles selon accès et programme à Entrevaux, Annot, Saint-André-les-Alpes, Castellane, Colmars, Allos, La Foux d’Allos et Beauvezer.
Une filière ANC classique associe généralement une fosse toutes eaux à un dispositif de traitement par le sol en place ou par un sol reconstitué, comme des tranchées d’épandage, un filtre à sable ou un lit d’épandage.
Oui, elle peut rester pertinente lorsque le sol, l’emprise disponible, la pente, la nappe et les contraintes réglementaires sont compatibles avec ce type de dispositif.
La fosse toutes eaux assure le prétraitement des eaux usées domestiques. Elle permet la décantation, la liquéfaction partielle des matières et la rétention des déchets flottants avant leur traitement par le sol ou par un massif filtrant.
Le préfiltre limite l’entraînement de particules solides vers le dispositif de traitement. Il réduit le risque de colmatage des tranchées, du filtre à sable ou du lit d’épandage.
Les tranchées d’épandage utilisent principalement le sol naturel. Le filtre à sable repose sur un massif filtrant reconstitué lorsque le sol naturel est défavorable. Le lit d’épandage répartit les eaux sur une surface plus large lorsque les tranchées ne sont pas adaptées.
Un filtre à sable peut être envisagé lorsque le sol naturel ne présente pas des conditions suffisantes pour l’épuration, lorsque le substratum rocheux est proche ou lorsque les contraintes du terrain nécessitent un sol reconstitué.
Les distances aux habitations, limites de propriété, arbres, captages, ouvrages existants et zones sensibles doivent être vérifiées selon le règlement applicable et les prescriptions du SPANC.
Oui, elle peut nécessiter une emprise importante, notamment pour les tranchées d’épandage ou le lit d’épandage. C’est l’une des limites fréquentes sur les parcelles contraintes.
Non. Les eaux pluviales, eaux de toiture et eaux de ruissellement ne doivent pas être raccordées à l’installation ANC. Elles doivent être gérées séparément.
L’étude ANC propose une orientation technique adaptée au terrain et au projet. Le SPANC instruit ensuite le dossier et contrôle la conformité selon son règlement local.
Le coût dépend de la fosse, de l’emprise d’épandage, du terrassement, de la profondeur des ouvrages, de l’accès, du sol et des prescriptions du SPANC. Dans les secteurs 06, 83 et 04, une solution classique peut souvent représenter un budget de l’ordre de 10 000 à 18 000 euros TTC selon le contexte.
Le choix d’une filière ANC dépend du terrain, de la place disponible, des possibilités d’infiltration ou de rejet et des exigences locales. Les pages suivantes permettent de comparer les principales solutions.
Étude de sol, perméabilité, contraintes de terrain et aide au choix de la filière.
Solution compacte pouvant être étudiée lorsque l’emprise disponible est limitée.
Filière agréée nécessitant une approche spécifique d’exploitation, d’entretien et de rejet.
Transmettez les principales informations de votre projet pour être orienté vers une étude d’assainissement non collectif adaptée à votre terrain.